Omer entre au monastère : Omer ( ou Audomar ) est né à Coutances en Normandie, de parents nobles. Le père, Friulf, et la mère, Domitta, élèvent leur fils unique dans la foi religieuse. Après la mort de son épouse et conseillé par son fils Omer, Friulf vend tous ses biens, les offre aux pauvres et se rend avec son fils à la célèbre abbaye de Luxeuil en Bourgogne pour servir Dieu. Ils sont alors reçus et acceptés par l'abbé Eustase, chef du célèbre monastère fondé par le moine irlandais Colomban.
Omer est nommé évêque : Omer fut vite remarqué : il était obéissant, plein d'amour, d'humilité et d'indulgence. Sa renommée se répandit très largement dans le royaume mérovingien, et parvint à la connaissance du roi des Francs. Vers 630, Dagobert Ier fit venir Omer et le nomma évêque de Thérouanne pour évangéliser les Morins ( nom des habitants de notre région au temps des Romains ), qui avaient abandonné la religion chrétienne. Omer reçut la crosse des mains même du roi.
Omer convertit le peuple idolâtrede Thérouanne ( représenté par 7 personnages sur l'illustration ), soigne des malades, rachète des prisonniers à qui il rend la liberté, il s'occupe des veuves et des pauvres. Bientôt sa renommée s'accroît au fil des miracles et des guérisons qu'il prodigue. Le miracle du jeune clerc écervelé : Omer, en voyage à Boulogne-sur-Mer, a interdit à son jeune clerc qui le sert, de sortir de la ville. Mais, ce dernier désobéit. En promenade sur les bords de la Liane, il monte dans une barque. Emporté par le vent, la barque s'éloigne au large dans la Manche en direction de la Grande-Bretagne. Soudain, le vent change de direction et ramène le jeune clerc vers la côte. Ayant regagné la terre ferme, le clerc se précipite aux pieds d'Omer qui se reposait, et implore son pardon, attribuant sa vie sauve à Omer. Omer lui interdit de parler de cet évènement tant qu'il sera en vie par humilité.
Ce miracle est aussi illustré dans les arcatures du cénotaphe d'Omer, dans les arcatures du déambulatoire et dans les arcatures du portail sud. ( voir pages cathédrale ) Omer, Adroald et Sithiu : Omer réussit à convertir et baptiser un riche propriétaire nommé Adroald. Ce dernier n'ayant pas d'enfant offre au bienheureux Omer une partie de son héritage : une villa nommée Sithiu. Pour sceller cet accord, Adroald remet symboliquement un rameau à Omer. Sur la butte de Sithiu, Omer fait construire, vers 663, une petite église pour y être enterré après sa mort.
Arrivée de Momelin, Ebertramme et Bertin : Le diocèse d'Omer est très étendu. Pour l'assister dans sa tâche immense, Omer fait appel à 3 anciens compagnons : Mommelin, Ebertramme ( Bertrand ) et Bertin. Ces derniers fondent alors un petit monastère dans un lieu retiré et marécageux ( Saint-Momelin aujourd'hui ). Après quelques années, les 3 disciples décident de chercher un autre emplacement, plus salubre. Ils montent dans un bateau sans rame et se laissent guider par la providence divine à travers le vaste marécage que constituait la région à cette époque. Ils échouent sur une petite île au bas de la butte de Sithiu et y bâtissent un second monastère. Omer nomme Mommelin à la tête du monastère de Sithiu et remet l'héritage d'Adroald à ses compagnons, mais demande à Bertin d'être enterré, après sa mort, sur la petite butte où il a fait construire sa petite église.
Quand l'abbé Mommelin est nommé évêque de Noyon en 660, Omer nomme Bertin abbé de Sithiu. Puis Ebertramme étant appelé à de plus hautes fonctions, Bertin reste seul pour diriger le monastère. D'autres miracles d'Omer :
La mort d'Omer : Des années s'écoulent. Omer est devenu aveugle. Vers 670, il sent que sa mort est proche. Malade, il va une dernière fois dans son église prier. Il s'agenouille une dernière fois devant les marches de l'autel. Il bénit ses disciples et retourne dans son lit. Il meurt à Wavrans-sur-l'Aa. L'abbé Bertin, prévenue par une révélation divine, se rend aussitôt avec ses moines et ramène son corps au lieu de sa sépulture. Omer sera enterré dans la chapelle qu'il avait fait construire sur la butte de Sithiu, conformément à sa volonté.
Au-delà de la mort, les miracles continuent :
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